Plus besoin de me présenter si vous venez ici c'est que vous etes passés par mon blog perso
>> Hell--z--angel <<

Mais bon je vais quand meme me décrire vite fait :

Alexia
..... 15 ans
.......... En couple
.............. Un trou perdu
Reve_pas_tro@hotmail.fr


Enfin voila j'ai envie d'écrire une petite histoire comme ca pour le plaisir, j'ai vraiment besoin de toutes les critiques possibles, bonnes ou mauvaises elle sont toutes importantes.

Je demande seulement a ce que personne ne vole des phrases ou d'autre texte, si vous voulez faire apparaitre des extraits de l'histoire demandez le moi avant et faites un lien vers mon sky' s il vous plait.


Si non tous les vrais commentaires sont rendus bisous et bonne lecture j'espère

# Posté le vendredi 17 avril 2009 16:02

Modifié le mercredi 04 novembre 2009 11:20

Prologue

Prologue
citation du jour : quand mon esprit ne peut plus rêver, il laisse à mon coeur la chance d'espérer


...Je ne savais pas ce que je devais faire, où je devais aller et encore moins pourquoi j'étais ici, dans cette forêt. Mon c½ur battait à deux cent à l'heure et on pouvait l'entendre à un mètre de moi. Des centaines de questions se bousculaient dans ma tête sans que je parvienne à les prononcer. Soudain, comme venu de nulle part, il apparut devant moi. Le sang coulait encore au coin de ses lèvres parfaites qui arboraient un sourire des plus diaboliques. Ce rouge éclatant contrastait avec la blancheur immaculée de son visage divin. Il s'approcha de moi avec douceur mais je sentais qu'il était dangereux de baisser ma garde. Je tendis instinctivement la main devant moi, comme si cela pouvait l'arrêter, le frôlai du bout des doigts et, au contacte de sa peau glacée, me réveille en sursaut.


# Posté le vendredi 17 avril 2009 18:00

Modifié le jeudi 14 mai 2009 17:41

Chapitre 1: Banalités des présentations

Chapitre 1:  Banalités des présentations
...Je m'appelle Esméralda Orez, Esmé pour les intimes. Je ne ressemble pas vraiment à la jolie gitane du .. « Bossu de Notre-Dame » mais ma mère tenait à m'appeler ainsi. Mon surnom, je ne le tiens pas du vampire de la saga de Stephenie Meyer , car on me l'a toujours donné. Et pourtant, j'aime à m'identifier à ces deux personnages. J'ai 17 ans, des cheveux formant de grosses boucles noirs tombant jusqu'au bas de mon dos, la peau mâte et des yeux verts. Je ne suis pas très grande, mince, pour faire court je suis plutôt banale.
Je suis passionnée par la lecture, le dessin et la cinématographie. Je vis avec ma grand-mère à Perpignan depuis l'âge de 7ans, car ma mère est décédée dans un accident de voiture. Lorsqu'elle était là, elle me disais chaque soir de m'imaginer dans la peau de l'héroïne des livres que je lisais, et cela me permettais de dormir paisiblement. Depuis sa mort, la vie m'a semblée beaucoup trop dure alors je m'isolais dans ma chambre et lisais des heures durant. Toutes les nuits je ne souhaitais qu'une chose, c'était que la vie décrite dans mes romans devienne la réalité. Je me sentirais si forte si j'étais un vampire, ou même une sorcière... Tout ça n'est qu'un rêve de petite fille, un bêtise enfantine.
..Au lycée tout se passe normalement. Mes résultats sont plutôt moyens et mes relations avec les autres lycéens sont satisfaisantes. J'ai de vrais amis comme tout le monde et aussi des personnes qui ne m'apprécient pas. Je ne cherche jamais les histoires, je les évite. Bref je suis une personne comme qui dirais encore une fois banale.



# Posté le samedi 18 avril 2009 11:12

Modifié le jeudi 14 mai 2009 17:41

Chapitre 2 : Vision ou illusion

Chapitre 2 : Vision ou illusion

...Aujourd'hui, en partant au lycée, je ne savais pas quoi penser. Le rêve que j'avais fait cette nuit m'avais complètement bouleversée. J'aivais trop lu, c'était sûrement ça. Mais tout de même, pourquoi ce rêve m'avait il paru si réel ? Prise dans mes réflexions je n'avais même pas vu arriver Maëlys. Ce n'est que lorsqu'elle m'interpella pour ce qui semblait être la troisième fois que je remarquais sa présence:
« - Esmé, tu m'écoutes ? Je t'appelle depuis tout à l'heure et j'ai l'impression que tu t'en fiches complètement, me morigéna-t-elle, Jordan m'a invitée a sortir samedi soir ! Tu te rends comptes de ce que ça signifie oui ou non ?
- Je suis vraiment désolée Maly ( un autre surnom dont je ne suis pas l'auteur ) mais j'ai passé une mauvaise nuit et j'étais un peu perdue. En tout cas pour Jordan c'est vraiment super, dis-je avec un enthousiasme purement feint. Depuis combien de temps maintenant tu lui cours après ?
- Hum, dit elle en faisant la moue, bientôt 3 mois. Mais il a enfin fait attention à moi... »
Elle se lança alors dans un monologue, mais je n'écoutais plus depuis un bon moment. Je m'étais arrêtée quand, en traversant la rue, je l'ai aperçu. Lui, je ne sais rien de lui mais je sais que je l'ai déjà vu. C'est lui, j'en suis certaine, qui était dans mon rêve la nuit précédente. La seule différence entre mon vampire et cet inconnu était leurs couleurs de peau : le premier était aussi blanc que les neiges éternelles tandis que le second avait un peu de rose sur les joues. Il n'avait pas l'air aussi dangereux que mon buveur de sang mais il ressemblait aux mauvais garçons avec qui il ne vaut mieux pas traîner. Malgré tout il était tellement beau, tellement attirant que je me sentais me dépêcher de le suivre. J'en courais presque, je ne voulais pas laisser ma vision disparaître aussi facilement. Je fus plus que surprise quand je le vis tourner au coin de cette rue et que je compris enfin où il allait...

# Posté le dimanche 19 avril 2009 18:00

Modifié le dimanche 07 juin 2009 08:54

Chapitre 3 : apparition, réalité et curiosité

Chapitre 3 : apparition, réalité et curiosité



...Y aurais-je cru un jour ? Le personnage de mes rêves avait pris vie et s'était inscrit au même lycée que moi ! Jamais je ne l'aurais imaginé. Mais enfin, je devenais folle ? Il y avait un raisonnement logique à tout cela. J'avais simplement rêver d'une personne quelconque qui existait dans la réalité. Néanmoins, comment cela pouvait-il être possible ? Je ne l'avais jamais croisé auparavant ! Je n'arrivais pas à me détacher de mes réflexions, quand tout à coup j'heurtai un des élèves de seconde. Le garçon me dévisagea et repartit en riant avec son ami. Je rejoignis ma salle de cours en rêvant si bien que je n'entendis pas M. Gauduron, mon vieux professeur de maths toujours de mauvaise humeur, me demander l'heure du rendez-vous qu'il avait fixé à ma grand-mère. Voyant que je ne répondais pas il hurla à deux centimètres seulement de ma tête. Je sortis de mes réflexions si brusquement que ma tête en tourna. Je lui dis alors, sur un ton plus agressif que je ne l'aurais voulu, que ce fichu entretien était prévu pour 17h30.
L'heure de maths finie, je me dirigeais vers mon cours d'Italien. J'étais assise côté fenêtre et plutôt vers le fond de la classe, seule. Je gagnai ma place et m'assis en regardant distraitement par la fenêtre. C'est alors que Melle. Lambourg annonça l'arrivée d'un nouvel élève. Je relevai le menton et mon souffle fut aussitôt coupé. Elle demanda au nouveau de se présenter.
« Je m'appelle Marco Verziero, j'ai 17ans et j'arrive de Nîmes je viens d'emménager à Perpignan. »
Sa voix, je me l'étais tellement imaginée , et pourtant je fut surprise quand je l'entendis réellement pour la première fois. Décidément, ce Marco ressemblait comme deux goutte d'eau au vampire de mes songes. Je fus interrompue derechef par la prof, qui lui intima l'ordre de s'assoir juste à côté de moi.
Celui-ci arbora un sourire éclatant et avança en direction de sa nouvelle place. Une fois assit, il me salua de sa voix de ténor.
Melle. Lambourg demanda à ce que chacun sorte son livre. Doucement il me dit qu'il ne l'avais pas et je cru fondre quand ses yeux couleur miel se posèrent sur moi. Je lui répondis poliment que je lui prêtais avec plaisir. Je lui tendais alors le bouquin et nos doigts se heurtèrent. Sa peau était glacée, comme dans mon rêve, et dès ce premier contact une étrange sensation s'empara de moi. J'avais l'impression qu'un danger planait dans la salle et que Marco en était la source. Lorsque celui-ci s'aperçu du malaise que je ressentais, il retira violemment sa main et tourna la tête en direction de notre prof. Il m'observait cependant du coin de l'½il. Je ne mis pas longtemps pour revenir à la réalité. Mon voisin me dévisagea pendant un bon moment et m'interrogea du regard.
« Ex... excuse moi, je... je suis désolée mais mon téléphone a vibré et ça m'a surprit, bégayais-je.
- Ne t'inquiètes pas, je comprends, tu n'as pas à t'excuser, ria-t-il.
- Oui c'est vrai, répondis-je en souriant.
- Serait-il possible que M. Verziero et Melle. Orez se taisent et écoutent ce que je m'évertue à expliquer depuis déjà 5 minutes ?
- Veuillez nous excuser mademoiselle. Nous serons attentifs à l'avenir. »
Marco me sourit de toutes ses dents blanches et me fit signe d'être plus discrète et me fit comprendre que nos présentations auraient lieu un peu plus tard. Je ne fut pas mécontente de cette pose et en profitai pour réfléchir à ma réaction étrange d'il y a 3 minutes. Pourquoi avais-je ressentis des choses si bizarres et si intenses ? Marco avait éveillé en moi la curiosité de l'inconnu et du danger... Mais pour quelles raisons ? Était-ce en rapport avec mon rêve...




# Posté le vendredi 08 mai 2009 08:02

Modifié le vendredi 08 mai 2009 08:20

Chapitre 4 : pas de feu sans étincelle

Chapitre 4 : pas de feu sans étincelle


...Ma tête bouillonnait à cause des questions que je me posais. Marco, ce beau nîmois, avait déclenché en moi un sorte de système de défense. Et pourtant, la curiosité que je ressentais à son égard avait pris le dessus. À l'heure du déjeuner, Maëlys vint me trouver et me proposa de manger avec une autre de mes amies, Angelina. Nous nous racontions nos matinées, puis les filles se mirent à discuter de garçons et des derniers potins du bahut. Je partis chercher un fruit pour manger, car je n'avais pas très faim. Devant le peu de choix qu'il y avait, je me sentis obligée de prendre la plus belle pomme que je voyais. Elle n'était pas en très bon état mais elle semblait beaucoup mieux que les autres fruits.
Soudain, tout alla très vite; je fis un vol plané et cru que j'allais m'étaler par terre quand je fut rattrapée et serrée dans des bras puissants et glacés. Marco m'avait retenue et me tenait maintenant comme un prince tiendrait une princesse. J' étais gênée mais cette sensation disparut aussitôt quand il me gratifia d'un sourire amusé. Mes doigts étaient refermés sur son cou, je n'avais pas l'impression de les enfoncer dans sa peau. Pourtant je me sentais forcer et m'agripper de peur de devoir le lâcher. Il me regardais, toujours en souriant et me reposa délicatement à terre.
« Ce n'est pas comme ça que je voyais nos présentations, ria-t-il, mais je t'avoue que cette façon de faire connaissance n'est pas mal non plus.
- Je suis désolée, j'ai glissé, je ne regardais pas où j'allais et j'ai fait un bond, répondis je assez perturbée.
- Ne t'en fais pas, il n'y a pas de mal. Tu le sais déjà il me semble, mais moi c'est Marco et toi ?
- Esméralda, mais appelle moi Esmé.
- Content de te connaitre alors Esmé, on se retrouve en cours après ? Je dois rejoindre ma s½ur. Ciao à tout à l'heure.
- Oui, oui, à tout à l'heure... »
Retournant à ma table, encore sous l'emprise du froid que provoquaient ses bras, je m'assis en pensant à Marco. Maëlys et Angelina me dévisagèrent et me bombardèrent soudain de questions. Je ne leur répondais que rapidement car mes pensées étaient encore tournées vers Marco qui s'éloignait vers une fille toute de noir vêtue. Elle avait l'air mystérieuse mais elle était très belle. Angie et Maly hurlèrent en ch½ur et me firent sursauter. Puis peu à peu je me plongeais dans la discussion avec les filles.
À la fin de notre repas, nous partîmes nous assoir sur les tables au soleil. La chaleur nous faisait ressembler à des lézards en été. Pourtant rien de tout ça ne manquait ici, à Perpignan. Tout en m'allongeant contre Angie je repensait à Lui, à son sourire angélique et sa beauté divine. Il était très courtois aussi, et étrangement calme. Ce qui le rendait plutôt mystérieux. Et comme si il avait entendu mes pensées je le vis arrivé en direction du parking qui était juste derrière nous.
« Il est carrément trop beau le nouveau dans ta classe !me murmura Angie, On dirait un dieu grec.
- Tu as vu son sourire et ses yeux ?ajouta Maly.
- Oui et d'assez près à vrai dire, avouais-je, ce matin Melle. Lambourg nous à mis à côté. Et tout à l'heure quand il m'a rattrapé, j'ai eu l'impression de me noyer dans de l'or en fusion en plongeant dans ses yeux...
- Moins fort, attention je crois qu'il t'a entendu, regarde le ! Il sourit, tu penses qu'il nous écoute? enchaina Angie.
- Euh, je ne crois pas, il est à au moins 20 mètres de nous et on chuchotait...
- Oui tu as raison, déclara Maly. Mais faisons tout de même attention. »
La sonnerie retentit et nous partîmes vers nos cours respectifs. Je me dirigeai vers mon cours d'histoire quand Marco m'appela. Je me retournai et me cognais la tête dans son torse. J'avais l'impression de m'être pris un mur de plein fouet. Quand il remarqua que j'étais un peu sonnée, il ria et me demanda si ça allais. Je lui répondis que ça passerait. Puis il demanda:
« Dis moi Esmé, ça te gène si je m'assois à côté de toi pour ce cours aussi ?
- Non, pas du tout ne t'en fais pas.
- C'est gentil de ta part merci, puis on pourra discuter un peu.
- Ou...oui... oui il n'y a pas de soucis, bégayais-je
- A, au fait , merci pour les compliments que tu me fais lorsque tu discutes avec tes amies.
- Quoi ? Tu nous espionnais ? Ça ne se fait pas d'écouter des filles discuter comme ça...
- Tu n'étais pas très discrète quand tu parlais de moi, ria-t-il, mais ça me fais vraiment plaisir ce que tu as dis...
- Je me sens un peu idiote...
- Tu ne devrais pas...
- Marco, vieni a vedere per favore. Devo parlarti. Marco !..., dit une voix claire
- Excuse-moi, ma s½ur m'appelle ... Je te retrouve en cours. »
Il rejoignis sa s½ur qui étais au bout du couloir, je ne pouvais m'empêcher de penser qu'elle étais vraiment magnifique. Je sortis de mes songes et gagnais ma salle où M. Adrigo attendais. Ma place, toujours à côté d'une fenêtre, ne serrait bientôt plus vide. Il viendrait me rejoindre quand le cours commencerait et nous pourrions parler encore, je pourrais me perdre dans son regard et me régaler de son sourire d'ange...


# Posté le jeudi 14 mai 2009 17:28

Chapitre 5 : où es-tu ?

Chapitre 5 : où es-tu ?


...La sonnerie retentit de nouveau et marqua le début du cours. Mon c½ur se mit à battre incroyablement fort dans ma poitrine. Je l'attendais avec impatience. M. Adrigo ferma la porte et commença son cours qui ne m'intéressait pas. Pourquoi n'était-il pas arrivé ? Il aurait dû être assis à côté de moi depuis quelques minutes déjà et pourtant je ne le voyais toujours pas arriver. Je ne pouvais le croire, serait-il parti ? Et pour quoi faire ? Ces questions s'emmêlèrent dans ma tête si vite que j'en eu la migraine. L'heure passa sans que Marco ne se montra une seule fois. Il avait rejoint sa s½ur et je ne l'avais pas revu depuis. Il serait forcément là le lundi, ce n'était pas grave. Il m'intriguait cependant, il m'avait bien dit qu'il serait présent au cours, à ma table pour que l'on puisse discuter et faire vraiment connaissance. Ma journée terminée, je partis chez moi rappeler à ma grand-mère l'heure du rendez-vous, puis je pris mon scooter et allai en ville manger au restaurant avec Maëlys et Angela. Elles m'attendaient devant les boutiques qu'on avait prévu de faire. Je ne pu m'empêcher de penser à Marco toute la soirée, en regardant la pleine lune se lever à travers les fenêtres du petit traiteur asiatique dans lequel nous attendions notre repas. La lune semblait flotter parmi les étoiles. Si ronde et si grosse pour un soir de fin d'automne que cela en devenait étrange. Soudain, une douleur me poignarda le c½ur. Je ne pu me retenir de pousser un cris tellement cela me faisait mal. Je ne respirais presque plus, pliée en deux à cause du mal que je ressentais. Le feu et la glace s'emparèrent de mon corps qui se mit à trembler aussitôt. Le combat du brûlant et du froid faisait rage en moi, mes membres furent comme paralysés.
Angie et Maly s'inquiétèrent et hurlèrent à tout le monde que j'avais besoin d'une ambulance, que je convulsais, et que je risquais de mourir si personne ne faisait vite. Un déchirement et un cris effrayant retentirent dans ma tête, et ce furent là les dernières choses que j'entendis avant de ne plus voir que du noir.
Je me réveillai dans une pièce étroite, une odeur de propre et de désinfectants circulait de partout dans ce qui était une chambre d'hôpital. Mes amies somnolaient toutes les deux sur une seule chaise. Je ne voulais pas les réveiller mais en me tournant je fis grincer le lit et Angie ouvrit les yeux. Elle sauta en emportant Maly au passage et vint tout de suite à mon côté.
« Oh, Esmé, enfin... j'ai eu si peur... sanglota-t-elle.
- Tu aurais pu mourir, qu'est-ce qu'il t'es arrivé ? Quand ils t'ont emmené ici, j'ai cru que plus jamais je ne t'aurais vu, ajouta Maëlys qui pleurait visiblement elle aussi
- Je ne sais pas, je regardais la lune et ... j'ai eu l'impression que mon c½ur explosait dans ma poitrine...
- Tu as des problèmes cardiaques et tu ne nous à même pas prévenu ? me morigénèrent mes amies en ch½ur.
- Non pas à ma connaissance, je vous le jure...
- Peu importe, comment te sens-tu ?
- Ca pourrait être mieux mais je n'ai pas à me plaindre, je me sens bien, mentis-je.
- Ca nous rassure alors, murmura Angela. »
Malgré ce que j'avais affirmé, j'avais l'impression que mes bras et mes jambes étaient couverts d'ecchymoses. Mon c½ur quand à lui battait normalement et ne me faisait plus mal du tout.
Je retournai en cours le lundi matin pleine d'enthousiasme, ayant complètement oublié le malaise du vendredi soir. Je commençais par mon cours d'italien et logiquement j'étais à côté de Lui. J'entrais un peu en retard, le regard rivé sur ma place. Mais il n'était pas là. Mon empressement disparut tout à coup et je me senti devenir soudain très sombre. Ma journée ne s'améliora pas et se termina comme elle avait commencée. Je passai aussi une mauvaise nuit, je ne cessai de faire ce rêve étrange où Il apparaissait. Le lendemain fut exactement pareil. J'espérait le voir et lui restait absent. Mais où était il enfin ? Les jours passèrent et peu à peu je me faisais au fait qu'il ne venait pas. Son visage si beau et si parfait, ses yeux couleur miel doré, son sourire d'ange malicieux etc. , toutes ses petites choses me manquaient mais je n'y pensait plus autant qu'avant. Je ne m'attendais plus à le retrouver en italien ou en histoire. Ce qui me permettait de suivre en classe malgré moi. Un mois était passé maintenant sans que je ne le vois. Cette petite routine était insupportable. Ma vie semblait incomplète, il me manquait quelque chose, ou quelqu'un. Le jeudi commença normalement par un cours de français suivi de celui d'italien. Comme à mon habitude j'avançais jusqu'à ma table, m'assis côté fenêtre, sortis mes affaires et m'apprêtai à écouter Melle. Lambourg quand je le vis passé la porte. Marco était revenu. Un courant électrique me traversa la colonne vertébrale et mon c½ur s'accéléra. Je me sentis en danger, comme si un pistolet était appuyé contre mon dos. Il était toujours le même, mais je le trouvais changé. Sa peau était devenu bien plus blanche, et des cernes violettes étaient dessinées sous ses yeux qui étaient incroyablement vifs. Leur couleur se rapprochait du caramel doré et liquide alors qu'elle était habituellement plus clair et semblable à de l'or en fusion ou du miel. Il avait aussi un air dur et méfiant qui ne lui était pas normal. Il s'assit à côté de moi sans décrocher un mot. Quand notre prof commença à parler, il se tourna vers moi et me toisa longuement. Il fini par me lâcher un bonjour froid et distant.
Je fut surprise par son ton et lui répondis d'une toute petite voix. La journée passa extrêmement vite, et je ne vis pas la nuit arriver. Ma grand-mère n'étant pas là, je mangeais un croque monsieur dans ma chambre en contemplant la pleine lune, qui contrairement à la précédente jouait entre les nuages. J'avais mal à la tête, et mal au c½ur de savoir que Marco avait été aussi distant envers moi.
Je ne comprenais pas et cela me tortura l'esprit toute la nuit, lorsque j'observais la lune qui était désormais cachée de moitié par un énorme nuage...


# Posté le vendredi 15 mai 2009 18:46

Modifié le dimanche 08 novembre 2009 08:16

Chapitre 6 : Peur d'un rêve

Chapitre 6 : Peur d'un rêve



...La semaine passa à une vitesse affolante. Je ne vis pas mon week-end arriver mais je fus soulagée de voir que je ne serais plus assise à côté de Marco. Depuis qu'il était revenu, il était si différent qu'il me faisait presque peur. Mon attirance pour lui n'en était que plus intense. Il me semblait pourtant que sa peau, si mat il y avait de ça peu de temps, avait perdu de son bronzage naturel et fait place à une couleur neige immaculée. Ses yeux qui m'avaient toisé longuement à son retour, se trouvaient eux aussi différents. J'eus aussi la vague impression que beaucoup de monde cherchait à éviter Marco. Moi, non. Tout ce que je voulais c'était être avec lui et ne pas le lâcher. Je voulais le connaître, l'apprendre... et surtout savoir la raison pour laquelle il avait autant changé en si peu de temps. Mon désir d'en savoir plus sur lui me rongeait. Je ne savais plus quoi faire pour me libérer ne serait-ce qu'une demi seconde de son image. Ce samedi soir, je regardai la lune avant de dormir, quand soudain, une ombre rapide et mince vint attirer mes yeux sur ma balancelle. Je ne l'avais aperçu qu'un court instant mais quand je voulu observer plus longuement, un froid étrange s'empara de moi. Un silence était brisé, des pas de félins se faisaient entendre. Je fit volte-face et ne put m'empêcher de crier. Je ne dormais pas, mais Lui, mon personnage de rêve, ma première vision de Marco, était devant moi. Aussi menaçant et attirant que dans mes songes. Il ne lui fallut que le temps d'un clin d'½il pour se ruer sur moi et m'arrêter de hurler.
Sa main glacée me donna des frissons encore plus intense que lors de notre premier contact. Elle était si dure et si douce à la fois, telle un diamant recouvert de soie.
....« - Tais-toi, n'aie pas peur, ordonna-t-il, je ne te ferais rien pour l'instant!
- Comment ça pour l'instant, m'écriais-je aussitôt, qu'est-ce que tu me veux ?
- Tais-toi, dit il derechef. Ne crains rien.
Il lâcha ma bouche délicatement et me retourna de manière à ce que je puisse lui faire face.
- Je suis venu te voir dés que j'ai pu. Je... je... j'ai... quelque chose à te dire.
- Comment as-tu fais ? Dis-je en reculant de façon à ce qu'il se tienne à deux mètres de moi.
Mon c½ur battait plus fort que jamais, je ne savais plus si je rêvais ou si ce que je voyais était vrai.
- Tais-toi, n'aie pas peur, répéta-t-il d'une voix suave. Je dois te dire quelque chose d'important ...
- Je ne veux pas me taire, et je n'ai pas peur de toi Marco, le coupai-je.
- Ne dis pas mon nom s'il te plaît, tu ne devrais même pas le connaître, si tu savais ce que je peux te faire tu n'oserais même pas parler, encore une fois je te demande de te taire, s'il te plaît, approche je dois te parler, murmura-t-il dans un ténor qui me fit réagir aussitôt. »
Mon rêve, celui qui me hantait chaque nuit, prenait forme à mesure qu'Il avançait vers moi, ses dents blanches brillaient dans un sourire plein de malice et pourtant si féroce. Sa beauté me faisait peur, mais je ne voulais pas le lui montrer. Il leva une main vers moi qu'il plaça sur ma nuque, me déclenchant une nouvelle vague de frissons incontrôlables, et approcha ses lèvres si rouges pour sa peau si pâle en direction de mon oreille. Son souffle qui était encore plus froid que son corps me figea entièrement.
« - Il faut que tu partes ou tu sera la suivante... Je dois te tuer Esmée, je ne pourrais pas la retenir et je ne veux pas qu'il t'arrive ce qu'il m'est arrivé. Je dois te tuer sinon elle fera pire... Ou bien tu dois partir...
- Je ne comprends pas, explique moi, là j'ai peur, tu me menaces et puis, qui c'est ce « elle » ? Je t'en prie répond moi ! balbutiai-je d'une voix à peine plus audible que la sienne.
- Je ne peux rien dire de plus, excuse-moi si je t'effraie, je devais te le dire, murmura-t-il encore. Dors mais n'oublie pas ce que je te dis là: part ou meurt... »
Ses lèvres s'étirèrent et dévoilèrent des dents parfaites et menaçantes, puis je le senti mordiller légèrement mon cou. Mes yeux se fermèrent soudainement, puis plus rien. La chaleur reprit possession de mon corps et j'eus la sensation de quitter la réalité, de n'être plus qu'une infime partie de moi-même.
Je n'étais plus ici, j'avais rejoint mes rêves ... ou plutôt mes cauchemars.



# Posté le vendredi 05 juin 2009 20:01

Chapitre 7 : Confusion et confrontation

Chapitre 7 : Confusion et confrontation




...Un bruit sec et répétitif retentissait dans ma chambre. Une lumière douceâtre se glissait sous mes paupières encore lourdes de sommeil. Une douleur me martelait le crâne, comme si j'avais reçu un coup de massue la veille. Les gouttes de pluie, qui frappaient contre ma fenêtre dans des sons saccadés, accentuaient ma migraine. Je voulu bouger quand je m'aperçu que je n'étais même pas allongée dans mon lit mais à deux mètres de celui-ci. Une couverture jetée en travers de mes jambes et un coussin déposé en vrac sous mes cheveux. Rien ne troublait ce tableau matinal. Pourtant je me sentais bizarre. Un mal être, une sensation de peur et d'incompréhension. L'atmosphère trop paisible qui régnait dans ma chambre ce dégrada à une vitesse affolante et devint oppressante. Des doutes emplissaient ma tête et se mélangeaient. Je me souvenais tout à coup de se qui s'était passé la veille. Enfin jusqu'au moment où tout était confus et noir. Marco... je me souvenais parfaitement de ce qu'il avait dit. Ce n'était pas un rêve j'en étais sûre. Tout prenais place dans mon esprit, les scènes se mirent en place et je le revit, s'approchant, avec son air de prédateur affamé, vers moi. Ces mots, comment les oublier ? Je savais que je ne le pourrais pas, je les connaissais déjà trop bien : «  Il faut que tu partes ou tu sera la suivante... Je dois te tuer Esmée, je ne pourrais pas la retenir et je ne veux pas qu'il t'arrive ce qu'il m'est arrivé. Je dois te tuer sinon elle fera pire... Ou bien tu dois partir... ». Des menaces, un avertissement ? Qu'est-ce-que cela pouvait-il être ? Je me senti très mal soudain, rien qu'en m'imaginant le son de sa voix et son visage si parfait et si effrayant à la fois. Mes pensées me déconnectaient de la réalité quand un cri rauque fit vibrer les murs. Ma grand-mère me réveillait comme cela chaque matin.
Je me levai d'un bond cette fois, ne prenant pas garde au désordre qui encombrait ma chambre. En passant devant la salle de bains je fit un rapide état des lieux. Cheveux en bataille et un bleu sur l'épaule qui ne datait pas de longtemps puisque je venait seulement de le découvrir. À part ça, tout semblait normal. Je descendis les escaliers à toute hâte si bien que je franchis les deux dernières marches sur les fesses. Ma grand-mère éclata de rire en me voyant me relever avec peine.
Elle finit par se calmer et se rendit dans la cuisine où nous allions déjeuner. Je l'aidai à préparer le café, pris une tasse et une brioche, et filai vers la véranda. La pluie avait fait place à un soleil magnifique, un arc-en-ciel était même visible dans un coin du ciel. Marita (ma grand-mère) vint s'assoir à côté de moi sur son rocking chair. Tout en se balançant elle me posa une question qui me traversa comme un éclair:
« Qu'avais-tu hier soir ? Je t'ai entendu hurler. Je ne me suis pas levée car j'ai pensé à un cauchemar, dit-elle, mais je t'avoue que ce matin et te voyant allongée sur le sol j'ai eu peur.
- Rien, je... j'ai fait un rêve horrible cette nuit...
- Le même que depuis deux moi ?
- Oui, mais en plus réel cette fois ci, mentis-je.
- Raconte le moi donc.
- Tu me trouverais ridicule, non oublies plutôt, après tout ce n'est qu'un rêve.
- Pourquoi te trouverai-je ridicule ? Dis moi de quoi tu as rêvé. 
Je lui racontai alors tout ce qui s'était passé cette nuit là, en la faisant passer pour un rêve.
- Tu aurais dû m'en parler plus tôt, la signification n'est pas très joyeuse, veux-tu l'entendre ?
- Je ne crois pas à ces choses là tu sais, mais si ça peut te faire plaisir...
- Ce jeune homme que tu vois est un danger qui te poursuivra encore longtemps, comme il le dit dans tes songes, il veut te tuer, mais ses raisons ne sont que louables. Je ne vois pas ce qu'il y a de pire que la mort mais lui est persuadé que la fatalité te réserve un sort bien plus horrible. Cette fameuse « elle » que tu recherches, c'est la fatalité ma fille. Le danger t'appelle et tu n'y résistera pas même si tu risque ta vie pour l'approcher.
- Je ne vois vraiment pas d'où tu tiens tout cela grand-mère, mais en tout cas j'ai du mal à y croire.
- Fais comme bon te semble, ma chérie, je ne te demande pas d'y croire mais fais y tout de même attention, cela pourra peut-être te servir plus tard.
- Je te promet que je n'oublierais pas ce que tu me dis là...
-N'oublies pas, ajouta-t-elle, ce que t'a dis ton rêve, et cherche le message qu'il essaye de te transmettre.
- Je n'y manquerais pas, ne t'en fais pas. »
Marita continua de se balancer tranquillement tandis que je me levai pour débarrasser nos affaires. Ayant finit la vaisselle, j'appelai Maëlys pour avoir de ses nouvelles et lui raconter mon soit disant « rêve ». J'avais besoin de son point de vue. Quand j'entendis sa voix je fut soulagée d'avoir quelqu'un de moins superstitieux à qui parler que Marita. La conversation commença et je su aussitôt qu'elle n'allait pas mieux que moi. La migraine était contagieuse aujourd'hui. Je raccrochais le téléphone à midi et demi pour préparé mon repas. Ma grand-mère était partie faire une course.
Soudain on toqua à la porte. J'ouvris et failli tomber à la renverse. Marco se tenait devant moi. Mes jambes cédèrent en dessous de moi et ses mains glacées me rattrapèrent. Je n'avais pas la force de me dégager de ses bras. Il avait l'air bouleversé et entra en me portant. Il me déposa délicatement sur le canapé et m'observa longuement. Je n'arrivais toujours pas à me remettre de mon choc. Quand il ouvrit la bouche, mon c½ur s'arrêta littéralement. Il se tût aussitôt et attendis que je me calme. Reprenant doucement le contrôle de moi-même je lui fit signe de s'expliquer. Il donna enfin les raisons de sa visite tout en me regardant d'un air interrogateur. Une fois qu'il eut terminé je ne put m'empêcher de lui demander des explications sur ce qu'il c'était passé la veille. Il fut choqué à son tour.
« Qu'est-ce que tu me racontes ?
- Ne fais pas l'innocent, criai-je, tu sais aussi bien que moi de quoi je parle.
- Esmée, tu me fais peur, tu as de la fièvre ? Tu es malade ?
- Je vais très bien, hurlai-je, mais c'est toi qui souffre d'amnésie !
- Je ne te comprend pas, dit-il de son ténor envoutant.
- Tu es sûr de ne pas voir de quoi je parle ? dis-je commençant à douter .
- Je te jure que je ne te suis pas du tout, tu m'inquiètes sérieusement, qu'est-ce qu'il t'es arrivé tout à l'heure ?
- Mais... mais pourtant, j'étais sûre que tu étais dans ma chambre et que tu...
- C'est de ça que tu me parles ... On a donc fait le même rêve...
- Un rêve, tu es sûr ? Mais j'étais persuadée que c'était réel, que tu me touchait vraiment, tes mains glacées et tes yeux... je les regardai profondément et m'aperçu qu'il étaient de leur couleur miel doré habituelle, quoique plus vive. Tes yeux ont encore changés depuis vendredi, et hier soir, ils étaient tellement plus foncés, je ne comprends pas comment tu arrives à faire ça.
- Esmée, tu as rêvé, et j'ai dû faire exactement le même rêve que toi.
- Je n'arrive vraiment pas à y croire.
- Pourquoi aurais-je voulu te tuer ? »
Le silence tomba, nous nous regardions longuement, puis lentement, il se releva, me salua et parti en direction de la porte. Il avait la démarche gracieuse d'un dieu. Sa main effleura la poignée quand il se retourna et me lança un regard enflammé. Ses yeux étaient devenus de l'or en fusion, ses lèvres s'étirèrent en un sourire exquis et dévoilèrent ses dents blanches.
« Ton rêve, dit-il, était bien réel... »
Mon sang ne fit qu'un tour dans mon corps, mon souffle était coupé. Il disparu après avoir lancer cette dernière phrase me laissant seule perdue dans mes pensées, confuse, bouleversée...


# Posté le dimanche 07 juin 2009 16:34

Chapitre 8 : Fatalité et énigmes

Chapitre 8 : Fatalité et énigmes


...Ma tête tournait violemment, ma vue était comme bloquée sur ma porte qui s'ouvrait et se refermait devant mes yeux. Je percevais, au loin, des cris qui disait que j'étais sous le choc et d'autres, venant de la part de Marita, disaient que j'étais tout ce qu'il lui restait et que je ne devais pas avoir de soucis sinon elle en mourrai. Je sentis quelque chose de glacé se coller sur mon front et cela me donna des frissons qui parcoururent mon échine. Je ne frissonnais plus, je tremblais. Marita pleurait et priait le ciel pour que je me calme et que je retrouve mes esprits. La réalité me semblait si lointaine, je ne pouvais l'atteindre. Ses yeux, sa voix et ses mouvements si fougueux... Un bruit de verre brisé me sorti de ma transe  avec violence. J'avais l'impression de me réveiller après avoir passé une journée entière à dormir. Ma grand-mère cessa de pleurer et me couvrit le visage de ses mains. L'homme qui semblait être un médecin sortit après m'avoir pris la tension et fait d'autres examens rapides. Le silence était retombé dans notre maison, mais il fut de courte durée.
«  Qu'avais-tu ?dit soudainement Marita.
- Je n'en sais rien, je n'arrivais plus à bouger ni même à parler, lui dis-je.
- Que c'est il passé, ne me mens pas Esmée je ne te le pardonnerais pas. Tu m'as fait si peur. Te rends-tu compte de ce que j'ai endurer alors qu'il tournaient autour de toi et s'agitaient comme des fous ?
- Rien, j'étais endormie sur le canapé, et j'ai encore...
- ... fait ce rêve étrange ?me coupa-t-elle. Tu ne devrais pas y penser, tu te fais tant de mal... regarde-toi, tu ne bougeais plus et tu étais si blanche...
- ...je vais bien grand-mère, c'est fini et puis ça arrive ce genre de transe, ne t'inquiète pas.
- Si tu en es sûre... Mais je ne veux plus avoir cette frayeur, tu es tout ce que j'ai de plus précieux... et je t'aime ma petite-fille.
- Moi aussi grand-mère, moi aussi. »
L'après-midi était bien entamée et je ne savais pas quoi faire, je décidai de sortir et de me balader un peu au bord de la plage. L'eau était si belle et si calme que j'eus envie de me baigner, mais la température n'était pas vraiment idéale. Je me posai au bord, les vagues caressaient mes pieds nus. La mer n'était pas si froide que je ne l'aurais pensé. J'enlevais ma veste et mes boucles d'oreille offertes par Marita et avançai petit par petit. Une fois la mer assez haute, je plongeai et me dirigeai vers le large. Il n'y avait pas grand-chose sous l'eau mais on voyait très clairement le fond. Je n'avais sûrement plus pied depuis un bon moment mais je n'avais pas peur. Le sable s'éloigna progressivement de moi jusqu'à ce que je m'arrête un instant. Je me retournai et vis la plage au loin, déserte. Une fois remise, je repartis sous l'eau et m'approchai du fond.
Une rumeur me parvint, grandissante, devenant de plus en plus claire. Je ne bougeai plus et entendis alors une voix féminine et bien distincte:
« Sei dei nostri, ovunque vada ti troverei e compierei il tuo destino. La fatalità ti chiama, la morte è lontano buona ma ti spia ancora, sei dei nostri. Vieni e somigliaci »
Je ne compris pas tout de suite mais je voulu remonter à la surface. L'eau était plus agitée et j'eus du mal à retenir mon souffle jusqu'au bout. L'air me manquait et mes poumons semblaient se déchirer. Je nageait de plus en plus vite en espérant à chaque instant sortir ma tête de l'eau avant qu'il ne soit trop tard. Une poussée indescriptible me fit remonter et je pus enfin reprendre ma respiration. L'air me brûlait, mais je devais à tout prix retourner sur la plage. Le retour fut plus long que je ne l'aurais cru; mais une fois sur le sable froid je pus me reposer. Les minutes passaient et je m'efforçais de réfléchir à ce que j'avais entendu. C'était de l'italien, j'en étais certaine. Mais j'étais bien trop fragile physiquement pour le traduire tout de suite. Je remis ma veste et mes boucles d'oreille, couru malgré ma fatigue jusqu'à chez moi et entrai dans ma chambre. Mon lit défait, je sautai dessus et enfouis mon visage dans un oreiller. La migraine était de retour, mais elle ne m'empêcha pas de saisir mon ordinateur et de me connecter au premier site de traduction que je vis. Je me souvenais parfaitement de ce que j'avais entendu sous l'eau et je le remis par écrit pour enfin comprendre ce que cette voix m'avais dit.
La réponse apparut et me frustra aussitôt. Jamais je n'eus autant le vertige qu'à cet instant. Je tombais de haut en voyant ce que cela signifiait. J'avais peur et je me répétais la traduction jusqu'à la savoir par c½ur:
« Tu es des nôtres, où que tu ailles je te trouverais et accomplirais ta destinée. La fatalité t'appelle, la mort n'est pas bien loin mais elle te guette encore, tu es des nôtres. Viens et ressemble-nous. »
Mon c½ur parut sortir de ma poitrine, je ne le sentais plus battre en moi. Que me voulait-on ?
Une vibration familière me fit sursauter, mon téléphone sonnait depuis quelques secondes déjà.
Un appel masqué, étrange, mais après ce que je venais d'endurer à la plage rien ne pouvait m'effrayer. Enfin je l'espérais. Je décrochais rapidement :
« Allo, dis-je d'une voix à peine audible.
- Ne tiens pas compte de ce qu'elle t'a dit, lança un ténor qui me fit frissonner.
- Quoi? Qu'est-ce que tu me racontes ? Et pourquoi je ne devrais pas en tenir compte?
- Je te protègerais, jusqu'à ce que tu partes loin d'ici, ou que tu veuilles mourir...
- Marc...
- Tais-toi, me coupa-t-il d'une voix féroce, tu sais qui je suis mais je t'en prie ne le dis pas.
- Explique moi, que je comprenne au moins ce qu'il m'arrive.
- Tu as seulement besoin de savoir que je te protègerais le temps que tu seras en ville.
- Je n'ai pas l'intention de partir.
- Tu mourra dans ce cas là.
- Où je la rejoindrais.
- Jamais tu ne voudrais souffrir à ce point, tu ne sais pas ce que tu dis, rétorqua-t-il d'une voix pleine de dégout.
- La fatalité ne peut être pire que la mort.
- Je t'en empêcherais.
- Je te repousserais, le morigènai-je. Laisse moi tranquille, je n'ai pas peur, mentis-je.
- Jamais, tu entends, jamais, hurla-t-il avant de raccrocher brutalement. »
Quel idiot, je lui en voulais de ne pas m'expliquer pourquoi il agissait comme ça. Il ne me disait rien, et cela me faisait peur.
Mon week-end terminé, je me sentais anxieuse. Le fait de revoir Marco au lycée me donnait des bouffées d'angoisse. Des milliers de questions trottaient dans ma tête. Je n'eus pas besoin d'aller bien loin pour que ma réaction habituelle face à mon dieu de marbre ne réapparaisse. Il était devant chez moi, appuyé contre une moto sublime. Un air de petit garçon tout fière de montrer son nouveau jouet au monde. Je voulu aller tout droit quand sa main s'empara de mon bras.
« Bonjour, Esmée. Je suis venu te chercher pour t'emmener au bahut, tu montes ?dit-il d'une voix de tombeur.
- Je n'ai pas très confiance en ces engins, avouai-je.
- J'insiste, et puis Mali ne viendra pas te chercher je lui ai dis que je t'emmenais...
- Tu as vraiment fais ça, hurlai-je, pour qui tu te prends ?
- Ne m'en veux pas c'était plus fort que moi..
- Je suppose que l'on devrais partir tout de suite pour ne pas être en retard.
- Grimpe, j'ai un casque pour toi. »
Tout sourire il s'assit et attendis que je soie installée. Puis il partit comme une balle en direction de notre lycée. J'avais tellement de choses à lui demander , de questions à lui poser, et d'incertitudes à confirmer, mais je devrais sûrement attendre que l'on soit arrivés... pour ensuite oser lui parler de tout ce que je pensais.


# Posté le mardi 23 juin 2009 19:05

Modifié le dimanche 05 juillet 2009 18:08